Points Clés
- Mami Wata signifie « mère de l'eau » en pidgin. Elle est associée à la richesse, à la fertilité, à la guérison et à la beauté.
- À Ouidah, on l'honore notamment au temple Mami-Plage, sur la plage, et au couvent Mami Toligbé, dans la ville.
- Son image la plus connue vient d'une chromolithographie imprimée à Hambourg vers 1885, représentant une charmeuse de serpents européenne.
- L'historien de l'art Henry John Drewal a retracé cinq siècles d'images de Mami Wata dans une grande exposition présentée à Los Angeles en 2008.
- Dans la diaspora, on retrouve des figures sœurs : Lasirèn en Haïti, Mãe d'Água au Brésil, Watra Mama au Suriname.
Sur la plage de Ouidah, pendant les Vodun Days, un autel s'élève face à la mer. On y dépose des flacons de parfum, des tissus, des bijoux, de l'alcool, des miroirs. Des chants montent. Les adeptes sont vêtus de blanc. Tout est tourné vers l'océan.
C'est ici qu'on honore Mami Wata, la « mère de l'eau ». Elle est l'une des divinités les plus connues d'Afrique de l'Ouest, et l'une des plus mal comprises. Son image, une femme aux longs cheveux, souvent enlacée de serpents, est partout : sur les murs, dans les autels, sur les affiches. Elle vient pourtant d'un endroit que peu de visiteurs imaginent.
Ce pilier raconte qui est Mami Wata, comment on l'honore à Ouidah, d'où vient son image, et comment elle a traversé l'Atlantique.
Qui est Mami Wata ?
Le nom Mami Wata vient des langues créoles à base d'anglais parlées sur la côte africaine, comme le krio de Sierra Leone ou le pidgin du Nigeria : mami, la mère, wata, l'eau. C'est donc la « mère de l'eau ».
Mami Wata est une divinité des eaux, des mers, des lagunes et des rivières. On lui attribue le pouvoir d'accorder la richesse, la fertilité, la guérison et la beauté. Elle est à la fois généreuse et exigeante.
Selon les récits rapportés par Wikipédia, elle entre souvent en contact avec les humains par les rêves. Dans certaines traditions, ses faveurs, en particulier la richesse, s'accompagnent de conditions, comme une forme de fidélité exclusive envers elle ; manquer à ces engagements peut entraîner la perte de la fortune ou la maladie.
Le miroir est l'un de ses symboles les plus constants. On dit qu'elle aime sa propre beauté, et les miroirs font partie des offrandes les plus courantes sur ses autels, avec les parfums, les bijoux et les beaux tissus.
Deux visages
Mami Wata apparaît surtout sous deux formes. La première est celle d'une sirène, mi-femme, mi-poisson, qui tient parfois un miroir ou un peigne. La seconde est celle d'une femme aux longs cheveux, un grand serpent enroulé autour des épaules. Dans les deux cas, elle est belle, parée, tournée vers le luxe.
Ce goût du luxe n'est pas un détail. Mami Wata aime les choses venues d'ailleurs, les parfums, les poudres, les bijoux, les objets manufacturés. Ses autels ressemblent souvent à des coiffeuses plus qu'à des sanctuaires austères. C'est une divinité moderne dans sa manière d'être, liée à l'argent et au commerce, ce qui explique en partie son succès dans les villes côtières.
Elle est aussi redoutée. Beaucoup de récits parlent de personnes enlevées sous l'eau, qui reviennent des années plus tard avec des pouvoirs de guérison, ou de nageurs qui disparaissent. La mer qui donne est aussi la mer qui prend.
Une divinité de toute la côte
Mami Wata n'appartient pas à un seul peuple. Son culte s'étend sur une grande partie de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, du Sénégal au Congo, et chez de nombreux peuples différents, dont les Ewe et les Fon du Togo et du Bénin, les Igbo du Nigeria, les peuples du Ghana et du Cameroun.
Au Bénin et au Togo, elle s'est intégrée au monde du vodun. Elle y côtoie d'autres divinités de l'eau et de la mer, et parfois Dan, le serpent arc-en-ciel, honoré à Ouidah au temple des pythons. Ses adeptes, souvent appelés mamisi, « épouses de Mami », passent par une initiation, comme ceux des autres vodun.
Ce caractère transfrontalier fait partie de sa nature. Mami Wata est une divinité du commerce, des ports, des échanges et de la richesse venue de l'extérieur. Elle est née, en quelque sorte, de la mer et de tout ce que la mer apporte.
Mami Wata à Ouidah
Le temple Mami-Plage
Sur le rivage de Ouidah, près de l'arène des Vodun Days, se dresse le temple Mami-Plage. Selon le gouvernement béninois, c'est un temple éphémère, élevé pour les cérémonies, et consacré aux divinités des eaux, en particulier Mami Wata. Pendant les Vodun Days 2025, il a aussi honoré le vodun Dan.
Les fidèles y viennent chercher la guérison, la protection, la prospérité et la purification. Les cérémonies mêlent chants, danses, offrandes et sacrifices. Les offrandes symboliques sont des bijoux, des parfums, des tissus et de l'alcool. Le temple est orné de sculptures, de peintures et de symboles qui représentent Mami Wata.
Le gouvernement le présente comme un lieu de pèlerinage pour des pratiquants venus du monde entier.
Le couvent Mami Toligbé
En ville, le couvent Mami Toligbé est l'un des lieux de culte de Mami Wata à Ouidah. Selon le quotidien béninois Le Matinal, il fait partie des trois nouveaux sites de Ouidah retenus, avec le temple des pythons et Zô Houé, pour la future « route des couvents vodun », un programme de réhabilitation piloté par l'Agence nationale des patrimoines touristiques.
Un couvent vodun n'est pas un monument ouvert à tous. C'est un lieu d'initiation et de culte, avec ses règles. Si vous souhaitez vous y rendre, passez par un guide qui connaît la communauté et saura demander l'autorisation.
Ailleurs sur la côte
La même route des couvents vodun comprend un autre site consacré à Mami Wata : le couvent de Mami Wata de Hêvê, à Grand-Popo, près de la frontière du Togo. Grand-Popo, avec son embouchure du fleuve Mono et sa longue plage, est l'un des lieux où le culte des eaux est le plus présent au Bénin. Notre site partenaire Visit Grand-Popo présente la région.
Une image venue de loin
C'est l'histoire la plus surprenante de Mami Wata : son portrait le plus répandu n'a pas été dessiné en Afrique.
L'historien de l'art américain Henry John Drewal a consacré des décennies à retracer l'histoire des images de Mami Wata. Ses travaux montrent que cette iconographie s'est construite par couches successives, au fil de cinq siècles de rencontres.
Des sirènes aux ivoires
Les premières traces remontent aux contacts entre Africains et Européens à partir du XVe siècle. Des sculpteurs africains de la côte de la Sierra Leone, les Sapi, ont réalisé pour des clients portugais, à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, des ivoires où apparaissent des figures de sirènes. Les images européennes de sirènes, avec leur queue de poisson et leur miroir, ont circulé sur la côte pendant des siècles.
La charmeuse de serpents de Hambourg
Le tournant a lieu vers 1885. À Hambourg, l'imprimerie d'Adolph Friedländer, spécialisée dans les affiches de cirque et de spectacle, imprime une chromolithographie : une femme aux longs cheveux noirs et à la peau claire, entourée de serpents.
L'affiche représente une charmeuse de serpents qui se produisait sous le nom de scène de Maladamatjaute (ou Nala Damajanti) dans le spectacle du marchand d'animaux Carl Hagenbeck, à Hambourg. Selon les recherches rapportées par Drewal, il s'agissait en réalité d'une Française, Émilie Poupon. Son numéro jouait sur l'exotisme : elle était présentée comme une charmeuse venue d'Orient.
L'image arrive en Afrique de l'Ouest par le commerce. Et là, elle est réinterprétée. Dès 1901, selon Drewal, la charmeuse de serpents a été lue comme une divinité des eaux, transformée en coiffe sculptée et intégrée à une cérémonie de l'esprit des eaux à Bonny, dans le delta du Niger.
L'affiche a connu une seconde vie. En 1955, la Shree Ram Calendar Company de Bombay, en Inde, la réimprime à partir d'un exemplaire envoyé par des commerçants de Kumasi, au Ghana. Les nouvelles copies se diffusent sur toute la côte.
L'apport de l'Inde
Dans les années 1940 et 1950, une autre influence s'ajoute. Des commerçants indiens installés en Afrique de l'Ouest, et les films indiens très populaires sur la côte, font circuler des images de divinités hindoues, aux bras multiples, entourées de serpents ou d'animaux. Sur la côte entre le Ghana et le Nigeria, certaines de ces images ont été intégrées aux représentations de Mami Wata et d'autres esprits des eaux.
Ce que cette histoire veut dire
On pourrait voir dans cette histoire une « invention » européenne ou indienne de Mami Wata. Ce serait se tromper de sens. La divinité et son culte existaient ; ce sont des images étrangères que ses fidèles ont choisies, lues et transformées pour lui donner un visage. Une affiche de cirque est devenue une icône religieuse parce que des Africains y ont reconnu quelque chose de leur propre divinité.
C'est exactement ce que Mami Wata représente : la capacité à prendre ce qui vient de la mer et à en faire quelque chose de puissant.
Les peintres de temples
L'histoire des images de Mami Wata continue aujourd'hui, sur les murs des temples. Le peintre Joseph Kossivi Ahiator, né en 1956, est l'un des plus connus. Il a peint des fresques de temples au Bénin, au Ghana et au Togo.
Son thème principal est l'océan, avec Mami Wata, les « esprits indiens » et d'autres divinités liées à la mer. Selon Wikipédia, il est très demandé au XXIe siècle comme peintre de temples dédiés aux esprits indiens. Quand un prêtre lui commande une fresque, il puise dans sa collection de chromolithographies, dans ses propres rêves et dans ceux du propriétaire du temple.
On retrouve dans ses peintures les images venues d'Inde et d'Europe qui ont façonné Mami Wata depuis un siècle. En regardant les murs d'un temple de Mami Wata, on lit donc toute l'histoire que ce pilier raconte.
L'exposition de Drewal
Le travail de Drewal a pris la forme d'une grande exposition, « Mami Wata: Arts for Water Spirits in Africa and Its Diasporas », inaugurée le 6 avril 2008 au Fowler Museum de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA).
Elle retraçait cinq cents ans de cultures visuelles autour de Mami Wata : sculptures, peintures, masques, autels, venus d'Afrique de l'Ouest et du Centre, des Caraïbes, du Brésil et des États-Unis. Le catalogue, publié la même année, reste l'ouvrage de référence sur le sujet.
Mami Wata et la mémoire de l'esclavage
Il existe un lien moins connu entre Mami Wata et la traite. Dans le sud du Togo et au Bénin, un culte appelé Tchamba (ou Mama Tchamba) honore les esprits des esclaves achetés par les ancêtres des adeptes, des captifs venus du nord, gardés dans les familles comme épouses, mères ou travailleurs.
Pendant les cérémonies, les esprits de ces esclaves prennent possession des adeptes, qui sont souvent, paradoxalement, les descendants des anciens maîtres. L'anthropologue italienne Alessandra Brivio a consacré à ce culte un article au titre éloquent : « Nos grands-pères achetaient des esclaves ». Les anthropologues Eric Montgomery et Christian Vannier l'ont étudié dans un sanctuaire du sud du Togo.
Selon ces travaux, le culte Tchamba est de plus en plus associé à Mami Wata. Certains y voient le lien entre la richesse accordée par Mami Wata et le prestige des familles qui pouvaient autrefois acheter des esclaves. D'autres adeptes de Mami Wata qui honorent Tchamba disent au contraire avoir des ancêtres vendus dans la traite atlantique.
Ce culte rappelle une réalité que la mémoire publique oublie souvent : l'esclavage n'a pas seulement déporté des gens vers les Amériques, il a aussi existé sur place. Notre pilier sur la route des esclaves revient sur cette part d'ombre.
Mami Wata dans la diaspora
Les Africains déportés ont emporté avec eux leurs croyances sur les esprits des eaux. On retrouve dans les Amériques plusieurs figures sœurs de Mami Wata :
- en Haïti, Lasirèn, la sirène du vodou, associée au miroir et au peigne, souvent liée à la mer et à la richesse ;
- au Brésil, la Mãe d'Água, la « mère de l'eau » ;
- au Suriname et au Guyana, Watra Mama, la « mère de l'eau » en sranan tongo.
Au Brésil, c'est surtout Iemanjá, l'orixá yoruba des eaux salées, qui occupe la place de la grande divinité de la mer. Sa fête, le 2 février, rassemble chaque année des foules sur les plages de Salvador de Bahia, qui y déposent fleurs, parfums et miroirs. Iemanjá vient d'une autre tradition que Mami Wata, mais les offrandes se ressemblent étonnamment.
Ces figures ne sont pas des copies de Mami Wata. Elles sont nées, comme elle, de la rencontre entre les croyances africaines et d'autres images, dans d'autres contextes. Mais elles partagent un air de famille évident : la mer, la beauté, le miroir, la richesse.
Pour beaucoup de visiteurs de la diaspora, venir honorer Mami Wata sur la plage de Ouidah, à quelques centaines de mètres de la Porte du Non-Retour, a un sens particulier : c'est rendre hommage à la mer qui a emporté leurs ancêtres, et à la divinité qui l'habite.
Mami Wata au cinéma
Mami Wata a aussi trouvé sa place sur grand écran. En 2023, le cinéaste nigérian C. J. « Fiery » Obasi a réalisé Mami Wata, un film en noir et blanc inspiré du folklore ouest-africain. Il raconte l'histoire d'Iyi, un village imaginaire resté fidèle à ses traditions alors que le monde autour de lui change.
Le film a été présenté au festival de Sundance en 2023, où il a reçu le prix spécial du jury pour la photographie dans la compétition internationale. La récompense est allée à sa directrice de la photographie, la Brésilienne Lílis Soares. Le film a ensuite été choisi pour représenter le Nigeria aux Oscars 2024, dans la catégorie du meilleur film international.
Une divinité diabolisée
Tout le monde ne vénère pas Mami Wata. Depuis l'arrivée des missionnaires au XIXe siècle, puis avec l'essor des Églises pentecôtistes au XXe siècle, les divinités vodun, y compris les esprits des eaux, ont souvent été présentées comme des démons.
L'anthropologue néerlandaise Birgit Meyer a étudié ce phénomène chez les Ewe du Ghana dans son livre Translating the Devil (« Traduire le diable »). Elle montre comment les chrétiens de la région ont « traduit » le monde des esprits locaux dans le langage chrétien des démons. Paradoxalement, cette diabolisation confirme l'existence de ces esprits aux yeux des croyants : on ne combat pas ce qui n'existe pas.
Au Bénin comme ailleurs sur la côte, Mami Wata occupe ainsi une place ambiguë : vénérée par les uns, redoutée ou combattue par les autres. Cette tension fait partie de son histoire.
Mami Wata et les Vodun Days
Chaque année, autour du deuxième vendredi de janvier, les Vodun Days rassemblent à Ouidah des centaines de milliers de personnes : 740 668 participants en 2026, selon l'Institut national de la statistique (INStaD). La plage est l'un des hauts lieux de la fête, et le temple Mami-Plage l'un des sites où les cérémonies sont les plus suivies.
C'est le meilleur moment pour voir le culte de Mami Wata dans toute son ampleur. C'est aussi le moment où il est le plus difficile d'y assister dans le calme. En dehors du festival, les cérémonies sont plus intimes, et réservées aux fidèles.
Visiter avec respect
- Le temple Mami-Plage est un lieu de culte actif. Observez à distance, sauf si l'on vous invite à approcher.
- Demandez avant de photographier, surtout pendant les cérémonies et les transes. Certaines personnes refusent d'être photographiées, et ce refus doit être respecté.
- Le couvent Mami Toligbé et les autres couvents ne se visitent qu'avec l'accord des responsables. Passez par un guide.
- Les offrandes ne sont pas un spectacle. Si vous souhaitez faire une offrande, demandez conseil à un prêtre ou à votre guide.
- La baignade est dangereuse à Ouidah : les courants sont violents. Ne vous baignez pas face à l'océan.
Se rendre sur la plage
La plage de Ouidah se trouve à environ quatre kilomètres du centre-ville, au bout de la route des esclaves. On s'y rend facilement en moto-taxi (zémidjan) ou en voiture. Le trajet peut se combiner avec ses stations, dont l'arbre de l'oubli et le mémorial de Zoungbodji, puis la Porte du Non-Retour, pour une demi-journée cohérente, de la ville à la mer.
Venez de préférence le matin ou en fin d'après-midi, quand la chaleur est plus supportable. Prévoyez de l'eau, un chapeau et une tenue correcte : même en dehors des cérémonies, vous êtes sur un lieu de culte.
Si vous venez pendant les Vodun Days, réservez votre hébergement longtemps à l'avance : Ouidah est une petite ville, et les chambres partent vite. Arrivez tôt sur la plage le jour de la fête, car les routes d'accès sont saturées dès la matinée. Et gardez à l'esprit que la plupart des cérémonies qui comptent vraiment pour les fidèles ne se déroulent pas devant les tribunes.
Pour les règles de conduite dans les lieux sacrés, consultez notre guide pour vivre le vodun avec respect.
Organiser une visite avec un guide local →
Sources
- Mami Wata, Wikipedia : étymologie, attributs, diaspora, influences indiennes.
- Fowler Museum at UCLA, « Mami Wata: Arts for Water Spirits in Africa and Its Diasporas » et communiqué de l'exposition.
- Henry John Drewal (dir.), Mami Wata: Arts for Water Spirits in Africa and Its Diasporas, Fowler Museum at UCLA, 2008.
- Adolph Friedländer, Wikipedia et l'affiche de la charmeuse de serpents, Wikimedia Commons.
- Gouvernement du Bénin, « Vodun Days 2025 : Temple Mami-Plage, un lieu sacré dédié aux divinités des eaux ».
- Le Matinal, « Route des couvents vodun : 5 nouveaux sites bientôt réhabilités à Ouidah et Bohicon ».
- Alessandra Brivio, « "Our grandparents had bought people": The Tchamba Cult in Togo and Bénin » et « In Remembrance of Slavery: Tchamba Vodun Arts ».
- Eric J. Montgomery et Christian N. Vannier, An Ethnography of a Vodu Shrine in Southern Togo: Of Spirit, Slave and Sea, Brill, 2017.
- Joseph Kossivi Ahiator, Wikipedia et Vodun art, Wikipedia.
- Mami Wata (film), Wikipedia et Variety, C. J. Obasi et Mami Wata (2023).
- Birgit Meyer, Wikipedia et Birgit Meyer, Translating the Devil: Religion and Modernity Among the Ewe in Ghana (Edinburgh University Press, 1999).
- Matin Libre, bilan INStaD des Vodun Days 2026.




